Ecrins 2016

 

Trail des Ecrins

 

 

 

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Sortie club à Sauxillanges

 Trail de l'Amethyste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trail de l'amethyste

 

Dimanche 3 mai 2015 - 8h30 - Sauxillanges – petit village du Puy de Dôme – place du village.

Me voilà au départ d’un trail de 42 km. Comment ai-je pu me retrouver là, au milieu de collègues d’entraînement, eux ravis d’être ici ………… petit retour en arrière.

Juin 2014, trail du Mont-Blanc à Chamonix, je suis spectateur du marathon. Je vois passer les coureurs de Savigny dans des conditions dantesques et je crie « aux fous ». Mais ils vont finir par me convaincre de participer à leur prochain défi. Rapidement un choix se fait, la date et le lieu permettent la participation à différentes distances. La marche nordique est également de la partie. Christian E a gagné la première étape.

 

Le déplacement se profile, un plan d’entraînement est élaboré, tout se met en place et ce sont 52 personnes qui participeront à la sortie « club ».

La préparation se déroule dans une excellente ambiance et l’esprit « trail » est plutôt très sympathique. Je découvre le port du sac. Les séances me conviennent  parfaitement. Les longues sorties du dimanche permettent à certains de parfaire leurs connaissances de la faune ou l’élaboration d’une chape de béton, à d’autres l’utilisation du sextant. Le jour « J » approche, le trail dans le sud de l’Essonne prévu dans la préparation se passe plutôt bien pour tous, même si la difficulté de l’épreuve reste soft. Tout le monde est rassuré, la forme est là. Merci coach Christian.

Samedi 2 mai départ de Savigny en car. Pour ma part j’abandonne ma petite femme au stade et m’occupe du 3ème âge. Route sans encombre et silence déroutant dans la voiture. Les GO dans le car c’est une bonne idée. Merci encore Christian.

Retrouvailles et pique-nique sur le site du Volcan de Lemptégy.(Merci Laurence H pour le super gâteau).

Distractions faites pour oublier l’épreuve du lendemain. Pour l’un d’entre nous départ vers l’hôpital de Clermont-Ferrand.

Arrivée à l’hôtel, les dossards ont été récupérés et distribués (Merci Stéphane). Bières à la main nous avons supporté les rugbymen clermontois en vain. Le dîner qui a suivi a été très correct même si ce n’est pas le repas rêvé pour une veille de marathon. Quant à la nuit elle a été très agitée pour moi, la course ayant déjà commencée dans ma tête avant un coup de pétard qui n’aura pas lieu…. Bref …

 

Nous voilà enfin sur la place du village

C’est le moment du départ. Photos et sourires crispés. Autour de nous les Saviniens du semi-marathon et autres membres des clubs locaux comme le stade clermontois aux physiques impressionnants « rudes  au mal » mais cela ne doit pas rajouter de l’inquiétude sur la suite de la journée. Surtout que mes copains et copines d’entraînement paraissent détendus. Merci Sandrine pour tes encouragements.

« je me suis donné comme objectifs : ne pas se perdre – ne pas se blesser – partir plutôt vite (les 9 derniers kms étant donnés pour les plus difficiles) et faire pour que la course n’excède pas 4h15/4h30.

 

8h30 enfin le signal de départ, type rural sans pétard ni sifflet ni tambour ni trompette.

Sortie de ville direction le Goulag. Montée interminable en marchant pour arriver au 1er ravitaillement du 5è km « 35 minutes de course». A cette allure le repas d’après course va se transformer en dîner.

S’ensuit une succession de ravins, raidards, « re »ravins et « re »raidards plus ou moins longs entrecoupés de portions plus roulantes où on essaie de ressembler à un coureur. Pas facile mais paraît-il qu’un trail de 42 kms est BEAUCOUP PLUS FACILE qu’un marathon route….Quelque chose m’échappe……

Long passage sans ravito. Je fais quelques connaissances, un groupe de 3 coureurs d’un même club sont là en préparation d’un ultra trail. Leur consigne est « interdiction de marcher » …. ??? …. Un autre monde. Nous sommes ensemble à mi-course et ils franchiront la ligne d’arrivée 30 minutes avant moi.

 

 

 

 

A mi-parcours nouvelle problématique, arrivée progressive des crampes, puis de plus en plus insistantes.

Les périodes « marche » sont de plus en plus fréquentes et le parcours me parait de plus en plus compliqué.

Je pense à mes acolytes d’entraînement et principalement à nos 2 supers filles Sandrine et Christine.

 

Un passage à 45°  dans les feuilles en descente puis en montée fait que je remets en question le fait de ma présence sur ce trail………... Qu’il est loin le tour de piste bien plat et bien balayé.

Passage au 33ème km, 3h40 de course (il me semble) ravito, sécurité civile et bénévoles très attentionnés

Moi j’ai l’impression de courir depuis 2 jours….. 9km il reste 9Km paraît-il les plus exigeants.

Hormis le passage avec une corde !!! la fin de course ne me semble pas plus compliquée, peut-être moins simple !!! Des coureurs moins présomptueux que moi me doublent. Les crampes ont presque disparues et je commence enfin à entendre au loin le speaker. En contre-bas du village un super accueil m’est réservé par une grande partie des Saviniens. Un Grand Merci à Tous.

Je passe la ligne d’arrivée tant bien que mal et s’ensuit un bon moment de moins bien.

Je retrouve et apprécie l’accueil des marcheurs et coureurs des autres épreuves qui ont terminés depuis bien longtemps. Félicitations mutuelles.

J’aperçois Carlos, l’hospitalisé, tout sourire. Ça fait plaisir.

Arrivent Stéphane C et Tonio que j’essaie d’accueillir ?

Puis suivent Stéphane L, Pierre, Eric, Fred, Christophe, Christian et puis c’est l’arrivée de nos 2 super nanas inséparables Sandrine et Christine.

Tous me paraissent bien fatigués mais super contents d’avoir fini ce trail, reconnu pour être le plus difficile de tous ceux qu’ils ont courus. Ils n’en ont jamais assez ceux et celles-là.

Chacun essaie maintenant de reprendre une allure « humaine ». Après ravitaillement, douche, bière et aligot, les sourires réapparaissent.

 

……………………………………………………………..

 

Il y a maintenant 4 jours que j’ai franchi la ligne d’arrivée et si sur le moment je me suis promis que l’on me reprendrait plus à ce jeu, j’avoue qu’une 2ème expérience me tente déjà, même si ce genre de terrains de jeux ne m’emballe pas plus que ça.

Mais la convivialité, les potes et potesses d’entraînement sont trop sympas.

 

Un très grand merci à tous ceux qui ont montés le projet :

A ma petite Lolo pour la logistique

A Christian notre coach préféré pour le plan d’entraînement

A Stéphane L pour l’intendance et les conseils

 

MERCI A TOUS

 

A bientôt pour d’autres aventures.

Marathon du Mont Blanc 2015

RECIT MARATHON DU MONT BLANC

 

mont blanc 

 

Voilà un nouvel objectif pour notre bande de « trailers ». Et quel objectif ! Le choix s’est porté en cette année 2014 sur le Marathon du Mont Blanc, 42km195 pour 2,5km positif et 1,5 km négatif.

Malheureusement, tout le monde n’a pas pu s’inscrire. Les places étaient limitées et elles sont parties très vite. Certains se sont rabattus sur le 10 km ou le kilomètre vertical (et un seul les deux).

Nous voilà donc 19 partants dans cette nouvelle et belle aventure. Rapidement, on doit s’occuper du logement ; merci à Vincent L de s’occuper de cette partie. Christian E, nous prépare un bon petit plan de préparation sur 13 semaines. Ses précédents plans avaient bien fonctionné !

Début de la préparation avec deux semaines de mises en jambes en attendant que nos amis les marathoniens de Paris se joignent à nous. Le groupe s’est aussi enrichi d’une « petite jeune », Anne-Laure M, coach pour les jeunes du club de Savigny. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle se prend bien au jeu. Notre première sortie au Rocher de Saulx nous vaudra un joli défilé de mode de sa part, haut en couleur et  en plus en mode facile.

 Entrainement

Les séances s’enchainent, quelques bobos pour certains. Pour l’instant rien de problématique. Bon on commence quand même par une bonne et longue sortie en forêt des 3 pignons avec le parcours du Belvédère. Même si nous n’avons rien préparé de particulier, avec le foncier et le jus ça passe bien. Dans le plan on remplace une sortie longue par une chouette petite course nature à Maisse (23 km, 500 m de dénivelé positif) en mode tranquille (Christian E dirait : « certains plus tranquille que d’autres »). Les conditions météo ne sont pas top, mais bonne ambiance. Ca soude le groupe (surtout l’apéro d’après pour l’anniversaire d’Eric A, merci à lui).

Seconde sortie aux 25 bosses, un peu de pluie. Les rochers sont glissants, on fait attention. A part deux chamois qui partent comme deux fusées (Daniel et JB). Après, derrière, 5 dahus et un lièvre de Tasmanie (Eric A), font comme ils peuvent. Mais tout se passe bien. Même si il a fallu surveiller notre ami Fred D, alias Fred le furtif pour qu’il ne se perde pas.

 Les 25 bosses

Bref les sorties se passent bien ! Cependant la semaine d’assimilation qui arrive sera la bienvenue.

Après la semaine d’assimilation, le travail reprend. Au menu, cardio, côtes, sorties longues et sorties longues en bois et sous-bois. Nous sommes maintenant à 4 semaines de l’objectif, encore une semaine de grosse charge de travail et après on descend doucement pour un maximum de jus.

Les sorties se font dans la bonne humeur, mais malheureusement un premier blessé. Christian L a une blessure récurrente au talon et hélas elle se réveille au mauvais moment. Dernière sortie dans la forêt des trois pignons. Le temps n’est pas au beau fixe. La pluie nous accompagnera pendant 45mn, les rochers glissants nous inviterons à la prudence. Le piquenique d’après qui était prévu initialement a été vite abandonné. Seul restera un petit apéro pour fêter la jeunesse de Stéphane L, sous un rayon de soleil.

A deux semaines de la course Céline P est aussi blessée. Et Vincent L, ne pourra pas non plus être des nôtres. Et Fred D est blessé aussi mais sa participation ne semble pas remise en cause. Sandrine G, tire la langue, son « agenda » ne lui a pas permis de faire autant de sorties que souhaitées. La dernière sortie longue en sous-bois a été difficile. Anne-Laure M a bien essayé de récupérer un des dossards libres mais l’organisation de la course ne le veut pas.

On peaufine les derniers détails : T-shirt, chaussures, sacs, short, …. Tout y passe, le matériel est testé en « conditions ». L’excitation est grandissante, l’objectif tourne dans nos têtes, on refait le plan de course, on s’interroge sur notre état de forme, tout est OK ! On doit maintenant gérer la descente de la charge d’entraînement pour arriver avec du « jus » le jour J.

Départ le vendredi pour la course du dimanche (hormis Richard O qui s’attaque au kilomètre vertical ce vendredi). Départ à 9h et co-voiturage de rigueur, l’ambiance est bonne et c’est sous le soleil que Laurence et Laurent L, Jean-Baptiste P, Christine E, Fred et Martine D, Christophe G et Stéphane L prennent la route. Eric A et Christian E nous rejoindrons directement sur place quand à Sandrine G elle arrivera un peu à l’arrache samedi en fin d’après-midi. Et Arlette s’est gérée de son côté.

Le voyage se passe bien, route ensoleillé et ambiance de rigueur. Arrivée à Chamonix en début d’après-midi. Récupération des dossards au village de la course. Petit tour en ville rapide, on regarde l’arrivée du 80 km au moment où les premières féminines en terminent. Un rafraichissement s’impose et une bière bien fraiche est de rigueur. Puis nous retournons vers l’aire d’arrivée et de départ pour regarder les départs du kilomètre vertical, dans l’espoir de voir Richard O. Nous ne le verrons pas hélas. Direction Le gite pour poser nos affaires. Un gite/refuge de bon accueil et de bon confort. Très montagnard dans l’esprit. Nous croisons des coureurs du 80km qui sont limites sur les barrières horaires. On discute avec eux et on apprend que deux ravitaillements n’ont pas pu avoir lieu faute de livraison d’eau. 30km soit environ 6h sans eau. Ça nous désole un peu et nous inquiète beaucoup sur la capacité des organisateurs. On prend possession de nos chambres et après un bon diner (avec des pâtes) nous allons nous coucher. Levés tôt demain pour ceux qui courent le 10 km. Le lendemain Laurence L, Laurent L et Martine D sont partis tôt avec quelques accompagnateurs rejoindre le départ du 10km auquel participe également Arlette et Richard O (en plus du km V donc !!!). Ce 10 km sera l’occasion de nous inquiéter un peu plus sur les capacités des organisateurs. En effet, départ donné puis quelques kilomètres plus loin arrêt de la course et demi-tour car erreur « d’aiguillage ». Laurent et Richard en seront quittes pour 18 km au lieu de 10.

Les filles n’auront malheureusement pas le temps de rejoindre le départ pour un deuxième départ de course. Elles auront d’ailleurs bien du mal à récupérer leurs médailles. Laurent L fera finalement « deux belles courses » et finira 3ème avant que l’organisation ne s’aperçoive d’une erreur et ne le classe 4ème non sans l’avoir fait attendre près du podium vers 15h. Entre les deux un petit repas en centre-ville nous réconfortera même si les coureurs du 42km regarderont avec envie les autres se régaler de fondue ou tartiflette alors qu’eux se contenteront de pâtes.

Certains après se promèneront pendant que trois marmottes (Jean-Baptiste P, Christophe G et Stéphane L) iront faire une sieste au gite. En fin d’après-midi le groupe est

au complet au gite et le sujet principal est la météo, qui s’annonce mal, très mal. A tel point que l’organisation change le parcours : plus d’aiguillettes des Posettes et plus de montée à Planpraz. Nous nous contenterons du col des Posettes, du col de Flégère et d’une descente de 6km vers Chamonix. Les conditions météo prévues sont de la pluie toute la matinée avec une température de 7° le matin et 13° l’après-midi. Quant à la température au col des Posettes (2000 mètres) le matin, elle devrait être proche de 0.

Le soir venu nous allons préparer nos affaires pour le lendemain en nous donnant rendez-vous pour le petit déjeuner. La nuit sera courte, très courte pour certains. Levé à 4h30. Petit-déjeuner, on s’habille et nous voilà partis sous la pluie. Le mauvais temps annoncé est au rendez-vous. Nous arrivons à Chamonix, dernier préparatifs et nous rejoignons la ligne de départ. L’ambiance est bonne et aucune crainte ne transparait, hormis Sandrine dont la préparation fût légère et Fred D dont la cuisse est toujours limite.

5, 4, 3, 2, 1 Partez ! C’est sous la chanson Happy que le départ est donné. Nous ne savons pas encore quel sera l’issue de cette course mais nous avons tous à l’esprit de nous faire plaisir, alors happy ? Oui !

Comme prévu nous partons prudemment, les 18 premiers kilomètres sont très roulants. Surtout ne pas partir trop vite. Jean-Baptiste est quand même un peu devant et les filles (Sandrine G et Christine F) sont plus loin derrière avec Fred D (qui les accompagnera longtemps et sera un excellent soutien). Entre les deux une bande de quatre (Christian E, Christophe G, Eric A et Stéphane L). Les 18 premiers kms ne sont finalement pas si roulants. Des petites montées et descentes viennent casser le rythme. Et in fine le groupe de 4 se partage en deux. Christophe G et Stéphane L se détachent un peu. Et à la faveur d’un goulet le trou se fera franchement. Ainsi au second ravitaillement avant les Posettes les groupes sont faits. Jean-Baptiste seul devant, suivi de Christophe G et Stéphane L, Eric A et Christian E puis les filles et Fred D. Dans la montée des Posettes Christophe G se détachera de Stéphane L.

Les conditions météo ne sont décidément pas bonnes, elles rendent le sol glissant. Il faut être prudent dans les descentes. La course est dure et les deux grosses montées sont à la hauteur de l’événement. Sandrine G aura bien du mal dans les Posettes avec un goût d’abandon. Mais son gros cœur la portera au bout. C’est dans ce col que nous croiserons les autres du groupe qui sont venus braver la pluie et le froid pour nous encourager. Ça nous fera chaud au cœur. Merci à eux. Vers midi la pluie ralentira pour finir par s’arrêter. Les positions resteront inchangées à l’exception de Fred qui se détachera des filles. Nous finirons tous la course, pas de blessure, quelques douleurs seulement.

Nous nous regrouperons après l’arrivée au fur et à mesure que chacun franchira la ligne. Le soir au gite autour d’une bière nous pourrons nous raconter notre course et comment nous l’avons vécu avec anecdotes à l’appui. Des chutes évitées, aux gants non trouvés, aux accolades avec des anglais à l’arrivée, aux bousculades vers le talus, ….

Mais sous serons tous unanimes pour dire que cela fut un bon moment partagé.

Quant à moi ma course, se passera bien et rattrapera finalement celle de l’impérial à Fontainebleau en septembre. Malade, j’en avais bavé. Là je l’ai bien géré et bien fini. Mes objectifs ont été atteints. En détail, cela donnera une légère montée vers Vallorcine toute en gestion. L’objectif de ne pas partir trop vite est présent dans mon esprit. Les jambes tournent bien. Ce n’est pas le plus grand jour mais un bon jour je le sens et le dis à Christophe G. Je suis son rythme, nous sommes à l’aise. Pas d’arrêt au premier ravitaillement. On continue ensemble jusqu’au second. Et nous voilà parti tous les deux dans la montée vers le col des Posettes. Christophe G est bien et vers le milieu de la montée Christophe G accélère. Je l’ai en vue mais pas pour très longtemps. A partir de ce moment je finirais la course seul. Je gère la montée vers Posettes je sais que le reste de la course peut être difficile. Presque en haut de la montée je croise nos amis de club. Martine D et Ludo F m’aident à chercher mes gants, il fait froid. Sans succès hélas. Je croise Laurent L un peu plus loin ainsi que Laurence L et Christine E. Le ravitaillement sera court pour ne pas rester dans le froid. Je fais la descente prudemment dans un premier temps et lâche tout peu après. Je passe devant le gîte pas envie de m’arrêter juste un coup d’œil. Je continue, j’avale les kms. Ravitaillement, le thé très chaud fait du bien. Et voilà la Flégère qui arrive. Cette montée sera longue et plus dure que la précédente. Je n’en vois pas la fin. Que deviennent les autres ? Je pense à Sandrine G et Frédéric D, j’espère qu’ils s’en sortent. J’arrive en haut de la Flégère ! Non encore un raidillon, mains sur les cuisses mais je suis toujours bien. Maintenant la dernière descente, 6 km !!! Je me lance mais les genoux ne répondent pas. J’ai mal, je ne pourrais pas faire la descente comme ça ! Je m’arrête, je réfléchis et décide de repartir avec une foulée différente. J’allonge et j’enroule. Ouf les genoux suivent. Je lâche tout. Tout se passe bien (à l’exception d’une toute petite chute). J’arrive dans Chamonix, la foule est là, elle nous encourage, c’est top. Des enfants tendent leurs mains pour une tape amicale. Je fais les derniers mètres à fond et je franchis la ligne avec beaucoup de bonheur et d’émotions. Voilà c’est terminé. A la remise des médailles, avec un groupe d’anglais on se congratule, on tombe dans les bras des uns et des autres. Ce sont des moments forts. Mon regard cherche Christophe G ou Jean-Baptiste P pour avoir des nouvelles. Les voilà plus loin, et déjà on se raconte nos impressions de courses et on partage nos résultats. Finalement je finis pas loin de Christophe G : 8 minutes. Une bière, un soin sur la plaie conséquence de la chute et voilà c’est terminé.

Que retenir ? Si la course n’a rien d’exceptionnelle car trop de bitume emprunté, une passerelle type échafaudage qui fait verrue et des chemins type pistes de ski pas très jolies, les paysages sont superbes mais le mauvais temps nous a empêché d’apprécier ce site à sa juste valeur. Reste l’aventure humaine. Ces 14 semaines d’entrainements ensemble et ce week-end course sous la bannière d’une franche camaraderie et d’un événement sportif important ont été comme toujours quelque chose d’exceptionnelle.

Je, mais sûrement nous tous aussi, voudrais remercier tous ceux qui nous ont encouragé pendant tout ce temps, qui en nous accompagnant lors d’entrainements, qui par des paroles gentilles, qui par des mails ou sms jusqu’au dernier moment voir pendant la course (merci à N, le son du sms arrivé sur le téléphone fût doux à mes oreilles)

Un merci spécial à Vincent L, qui n’a pu être présent et qui nous a super bien géré la logistique. Ainsi qu’à Christian E pour son plan d’entrainement une fois de plus efficace.

Voilà cette aventure et finie, une page se tourne mais une nouvelle feuille blanche est à écrire.

 

 Stéphane L

 

Imperial trail 2013

Imperial trail de Fontainebleau

20/09/2013

Fontainebleau

Photos prisent par Christophe avant, pendant et après la course.

 Les trailers du COS

Et le texte de stéphane qui cette fois à plus facilement écrit que couru !-)

De la part de Stéphane L un warrior :

 Bon je m’essaye au récit :

Nous y voilà, après une préparation débuté mi-juillet qui ne restera pas comme un excellent souvenir car vacances obligent nous avons tous fait comme nous pouvions, un peu chacun de notre côté. Mais début septembre est plus propice aux retrouvailles et nous pouvons enchainer quelques sorties longues (2h45, 3h, ..) à trois ou 4. Hélas celle de 3h sera fatale à Christian, trahis par un mollet il doit renoncer. Nous ne sommes plus que 7 à tenter cette petite aventure. 4 sur le 37 km (Christophe, Eric, Stéphane et Stéphane) et 3 sur le 54 km (Richard, Guy et Jean-Baptiste).

La dernière semaine avant le départ, repos on doit faire du jus. En fait de jus un début de crève prend forme pour moi dès le jeudi.

Départ prévu au stade à 7h30, je dois récupérer des collègues sur le chemin du stade. Lever à 6h30, pas de petit déjeuner pour moi (comme d’habitude) mais gorge irritée et nez qui coule. Voilà c’est bon je l’ai cette crève.

Bon nous voilà parti et environ 45mn après, arrivée à Fontainebleau. Le beau temps est parti pour être avec nous, ça c’est une bonne nouvelle. L’ambiance est bonne voire festive. Retrait des dossards et petit détour par l’école de podologie qui est présente. L’école propose une étude de nos pieds (morphotype, point d’appui, déroulé, … très intéressant). Ecole qui n’en revient toujours pas du « cas » Eric !

On finit de se préparer et on accompagne les « 54km » au départ. Départ décalé des 2 courses, le 54km à 10h et le 37km à 10h15. La troupe est lancée et on encourage bien fort nos petits camarades. A peine le temps de se retourner que nous voilà parti pour la ligne de départ. C’est notre tour de partir.

Je pette le feu, les deux aspirines que j’ai pris font leur effet, mais je ne sais pas encore que le double effet m’attend. Je pars vite (trop vite) et mes 3 compagnons s’interrogent sur mon état de forme. La foret est magnifique, malgré une première partie avec un peu de bitume. Les montées et descentes s’enchainent et nous les avalons sur un très bon rythme tout en admirant le paysage. Nous pensons à Christian E, c’est lui qui nous a embarqué dans cette course, il aurait aimé c’est sûr. Nous voilà arrivé au 1er ravitaillement, km 14 en 1h30 environ. L’impression d’être un peu trop rapide est la bonne. Le ravito est copieux (sucré et salé), bien organisé et avec de gentils bénévoles. On ne s’attarde pas trop et on repart. A la faveur de bouchon Eric et Christophe sont un peu devant. Stéphane et Stéphane (moi) un peu en retrait. Et environ 2 km après le ravito, paf l’aspirine ne fait plus effet et je commence à avoir du mal à respirer. 1 km plus loin les jambes sont dures, je dis à Stéphane de partir et de ne pas m’attendre. Sa gentillesse naturelle l’oblige à décliner l’offre. Je décide de marcher sur du plat pour qu’il comprenne. Et finalement il part. Me voilà seul, je vais maintenant être seul pendant 20 km. La suite n’est qu’un long calvaire, la moindre montée m’essouffle, mes poumons me brulent et mes jambes sont dures. Je cale mon rythme entre 8 et 9 km/h sur le plat, mais les montées sont horribles. Je pense à mes petits camarades. Ceux du 57 km ont-ils poursuivis ou bien bifurqué sur le court. Et mes 3 de devant ? J’espère que tout vas bien pour eux. Moi les idées sont confuses et je m’accroche de petit groupe en petit groupe. Mes objectifs sont loin (4h30), seul l’idée de finir reste. Qu’il est loin ce second ravito, je mange, je bois mais l’idée de faire une halte est prégnante, voir s’arrêter pour de bon. Ouf le voilà, en haut d’une montée, une de plus. Je bois, je mange, je me repose 15 mn. Je regarde autour de moi et je ne vois pas de raccourci vers l’arrivée, je vais devoir finir. J’ai bien pensé demander à me faire ramener en voiture (il y en a), mais non. Allez, je repars. A mon rythme, un autre petit groupe. Quelques km plus loin la bifurcation, quid de mes petits camarades ? Dans mon groupe une fille a des crampes, je l’aide mais me maudis quand je repars. Dernière butte me dit-on (c’est à peine si je vois la bénévole qui nous parle). La descente, virage serré à gauche, appui long et début de crampes. On nous cris qu’il reste 200m et effectivement l’arrivé est là. Je force un peu donne une dernière accélération et passe la ligne en voyant à peine Jean-Baptiste. Sans réalisé que finalement il a fait le court. J-B me rejoint, j’ai du mal à respirer et je me sens mal. Il m’explique que lui non plus ça n’a pas été très fort (vomissement au 2nd ravito). Pour les 2 autres du 54 km, pareil. Richard a subi des chutes et par prudence a coupé court. Guy de toute façon dès le départ disait qu’il ne ferait que le 37 km alors il a fait 37km. Christophe fait une belle course. Eric et Stéphane ont courus ensemble et se sont perdus (10mn de lâché dans l’affaire).

Quels souvenirs garder de cette course ? Les encouragements de nos copains de club, la belle course, car la forêt est magnifique et le temps la rendu encore plus belle. La bonne ambiance. Le buffet d’après course et les bières offertes par l’organisation. Finalement la course est comme nous l’attendions. Des montées assez abruptes des descentes techniques mais pas trop. Notre entrainement était le bon (merci Christian).

AH et l’école de podologie cherche toujours à comprendre les pieds d’Eric.

 

 

La course des terrils 2013

les allumés du terrril

Course des terrils 2014

30 ème édition

http://coursedesterrils.org

 

Les photos du weekend

et bientôt un article sur ce weekend ...

 

Les foulées dans ...

11.03.2018 9:45 106 Jours

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